A l’occasion de la présentation de "Foundations", la dernière publication du CEISAR, je vous partage quelques réflexions autour de la réutilisation de composants, la mise en place d’infrastructure mutualisée et la constitution de socles techniques.

“Les entreprises sont prêtes à investir sur des Solutions mais pas sur des Fondations” - Jean-Réné Lyon

Le constat : L’une des clefs des fondations est de trouver le financement : les projets ne veulent pas payer pour les autres, la fondation est considérée comme une commodité, de plus les équipes de direction ne sont en général pas en place suffisamment longtemps pour soutenir dans la durée l’effort de construction d’une fondation.

My First Euro : Pourquoi ne pas considérer une fondation comme une brique d’infrastructure, et si on pousse un peu plus loin cette idée, pourquoi ne pas intégrer les aspects déploiement à sa fondation en lui associant une offre d’hébergement.

My 2nd Euro : Il faudrait réussir à associer le financement de sa fondation “à la” consommation qui en est fait.

Le Graal ne résiderait-il alors pas dans une “Foundation as a Service” (FaaS), hébergée dans le Cloud pour en minimiser les coûts et faciliter un usage à la consommation. Idéalement, tout en se gardant la possibilité de déployer une fondation à demeure selon la criticité et la confidentialité de ses projets.

Question complémentaire : qu’est-ce qui différencie une FaaS d’une PaaS ?

Certainement ce qui différencie une fondation d’une plate-forme. Une fondation est constituée de part mon expérience :

  • d’un runtime basé soit sur un assemblage de frameworks - le différenciateur étant dans l’assemblage -, soit dans une approche orienté modèle exécutable - plus visionnaire, évolutif, "a la" Oslo,
  • complété par une boîte à outils (à des fins de productivité)

Pour assurer le succès d'une fondation, il est indispensable de la compléter d'une organisation (à la fois une méthodologie projet mais aussi des rôles et responsabilités). Ainsi, la fondation s’appuie sur une plate-forme, et donc, une FaaS s’appuie sur une PaaS.

Je vois plusieurs acteurs FaaS émerger et vous ?

“Le ROI d’une fondation n’est pas démontré, néanmoins le jeu semble en valoir la chandelle.” – Jean-René Lyon

Constat : il est souvent difficile de chiffrer l’investissement qui s’étale généralement sur 3 à 5 ans, et il est encore plus difficile de mesurer les apports.

My First Euro : Il faudrait considérer en plus les aspects maintenance évolutive. C’est d’ailleurs l’une des clefs des fondations que leur capacité à évoluer. Dans la mesure où la création de logiciels reste encore une affaire artisanale dans la transformation de concepts en code, l’évolutivité des logiciels est fortement compromise. La fondation ne peut masquer ce fossé même au prix d’investissements colossaux.

My 2nd Euro : Exprimé autrement les concepts se concrétisent dans des modèles mais le référentiel à l’exécution reste le code. Lorsque nous serons capables d’exprimer toutes les dimensions d’un logiciel sous forme de modèles mais aussi d’exécuter ces modèles nous aurons le début d’une réponse à l’évolutivité des logiciels. Jusqu’alors, il est illusoire de considérer qu’une fondation peut résoudre la problématique de maintenance évolutive; une fondation peut au plus la structurer.

Si ma fondation ne m’apporte pas de garantie absolue en terme d’évolutivité, jusqu’où dois-je investir pour la mette en place ?

“Pour la version 2 du livre blanc Foundations, nos sponsors nous ont demandé de réfléchir aux stratégies pour se doter d’une fondation.” – Jean-René Lyon

Constat : Qui doit être le fournisseur de ma fondation ?  Mes équipes, un éditeur, un intégrateur ? Si un fournisseur externe me propose une fondation faut-il la prendre ? et si elle est moins chère et plus productive que la mienne ? Le choix d’une fondation ne m'empêche-t-il pas de travailler avec d'autres fournisseurs ?

My First Euro : Il y a bien 2 stratégies pour se doter d’une fondation : la construire ou l’acheter. A moins que votre activité ne le justifie, vous serez intéressé par acquérir une fondation plutôt que de la réaliser (et éviter les écueils présentés ci-dessus).

My Second Euro : Votre fournisseur de fondations devrait idéalement proposer peu de réalisations projets pour vous assurer de la plus grande efficacité dans sa collaboration avec vos partenaires intégrateurs, bref, il s’agirait d’un éditeur de fondations.

Connaissez-vous l’écosystème des fondations, les éditeurs qui font référence sur leur domaine respectif .Net, PHP et Java ?